Annie Carrier

Annie Carrier détient deux baccalauréats, un en psychologie (Université de Sherbrooke) et un en ergothérapie (Université Laval). Elle détient également deux maîtrises, une en droit et en politiques de santé (Université de Sherbrooke) et une en sciences cliniques (Université de Sherbrooke). De plus, elle vient de soutenir avec succès sa thèse de doctorat en sciences cliniques. Pour compléter sa formation, elle possède un diplôme de 3e cycle du microprogramme en pédagogie de l’enseignement supérieur (Université de Sherbrooke).

Annie s’intéresse à l’interface entre le contexte de pratique et la pratique professionnelle. Plus particulièrement, son expertise porte sur l’influence des lois, des règlements, des procédures administratives et des modalités d’organisation des services et du travail dans la prestation des interventions de première ligne. Elle s’intéresse aussi au raisonnement clinique, c’est-à-dire au processus cognitif qui mène aux choix des interventions du professionnel de la santé.

Un passage remarqué au CdRV!

Sa passion pour la recherche l’a amenée à compléter un doctorat au Centre de recherche sur le vieillissement (CdRV) du CSSS-IUGS. Elle était supervisée par Johanne Desrosiers et Mélanie Levasseur, chercheures au CdRV, et par Andrew Freeman, de l’Université Laval. Sa thèse portait sur l’influence des mécanismes de reddition de compte (ex. : les statistiques) et des processus d’optimisation de la performance (ex. : Lean) sur le raisonnement clinique des ergothérapeutes qui travaillent en soutien à domicile auprès des personnes âgées.

Elle a également travaillé sur une recension élargie des écrits financée par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et qui portait sur l’influence des mécanismes de reddition de compte et des processus d’optimisation de la performance sur le raisonnement clinique des professionnels de la santé. Pour réaliser ce projet, elle a collaboré avec Mélanie Levasseur, chercheure au CdRV.

Enfin, elle a collaboré à la rédaction du mémoire du CdRV soumis en commission parlementaire et portant sur la Caisse d’autonomie proposée par l’ancien ministre Réjean Hébert.

Concrètement, ses recherches ont contribué aux travaux de l’axe Société, populations et services. Elles ont notamment permis de mieux comprendre l’impact des processus d’optimisation sur les services d’ergothérapie offerts aux personnes âgées. Ces services sont souvent restreints, tant en termes de durée que de portée. En effet, les services offerts portent presque exclusivement sur les besoins de base de la clientèle âgée, au détriment de leurs rôles sociaux et des autres activités importantes pour ces personnes. Les résultats des recherches d’Annie soulèvent la pertinence de revoir les façons d’évaluer la « performance » dans les services de santé pour s’assurer qu’elles soient cohérentes avec l’amélioration de la santé et du bien-être des personnes âgées, objectif ultime du système public de santé.

Étudiante et professionnelle en même temps

Annie a la chance d’étudier et de travailler en même temps, ce qui est très enrichissant pour elle : « Je pense que de concilier deux rôles, quoique plus exigeant en terme de gestion de temps et d’organisation du travail, permet en fait de nourrir l’un et l’autre. Le travail d’étudiante est enrichi par le travail de professionnelle et vice-versa! »


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