Prêter ses yeux à des aînés avec une déficience visuelle

Et si favoriser la participation sociale des aînés avait des effets positifs sur leur santé et leur qualité de vie? Et si ces avantages menaient à une meilleure santé, voire une diminution dans l’utilisation des services sociaux et de santé?

CdRV : une première étude sur la participation des aînés

La professeure-chercheure à la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) de l’Université de Sherbrooke et au Centre de recherche sur le vieillissement (CdRV), Mélanie Levasseur, consacre ses recherches sur le sujet depuis 2010.

Avec son équipe de chercheurs, elle développe et évalue un ensemble d’interventions et d’actions pour encourager la participation sociale des personnes âgées.

C’est dans cette optique qu’en 2017, Caroline Pigeon, docteure en neuropsychologie, débutait son stage postdoctoral au CdRV, en adaptant aux besoins spécifiques des aînés qui présentent une déficience visuelle, une intervention pour encourager leur participation sociale.

Programme d’Accompagnement personnalisé d’intégration communautaire (APIC)

De cette collaboration est né l’APIC. Il s’agit d’un programme qui consiste à aider un aîné ayant des incapacités à cibler et à s’entraîner en vue de réaliser des activités importantes pour lui, mais difficiles à accomplir seul.

À raison de 3 heures par semaine, avec la présence d’un accompagnateur-citoyen formé et supervisé par une équipe de professionnels, une sortie est prévue. Ces activités peuvent être, par exemple, d’aller manger au restaurant ou de participer à une activité offerte par un organisme communautaire. Les bénévoles deviennent ainsi, pendant cet entraînement d’une durée déterminée, les yeux de leur pair afin de lui prodiguer des conseils, des repères, mais aussi la confiance nécessaire pour accomplir ces activités sociales et de loisir de façon autonome.

Bénévoles et ainés : un duo gagnant

Les résultats préliminaires de l’étude indiquent que l’accompagnement reçu lors du programme APIC a contribué à améliorer la pratique d’activités sociales et de loisirs des aînés, mais aussi leur qualité de vie et leur mobilité.

Plusieurs considèrent que le programme a dépassé leurs attentes et doit être implanté à grande échelle.

Faits saillants

  • En Estrie, une personne sur cinq est âgée de 65 ans et plus, et le tiers d’entre elles vivent seules à domicile;
  • Selon une étude canadienne, près d’une personne sur 3 souhaite participer davantage socialement.

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