Maltraitance des aînés : cibler les abus matériels et financiers

Le gouvernement du Québec a lancé son deuxième Plan d’action de Québec pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées (PAM) 2017-2022.  À cette occasion, il a annoncé son intention de maintenir son soutien aux trois structures mises en place à la suite de son premier plan d’action de lutte contre la maltraitance, en 2010: la Ligne Aide Abus Ainés, l’Équipe des coordonnateurs régionaux et la Chaire de recherche sur la maltraitance envers les personnes aînées.

De nombreuses mesures visent la lutte contre les abus matériels et financiers :  « Près d’un personne sur trois (32,7 %) qui communique avec la ligne Aide Abus Ainés, rapporte des situations d’abus en ce domaine, dit la titulaire de la Chaire de recherche sur la maltraitance envers les personnes aînées de l’Université de Sherbrooke. C’est plus que les situations de violence psychologique (31,5%). »

Outiller les proches, les ainés et les OBNL

La chercheure Marie Beaulieu a documenté ces situations dans le livre L’exploitation financière des personnes aînées : prévention, résolution et sanction. Sa Chaire de recherche dirige aussi le projet ABAM-MF (Action bénévole auprès des aînés maltraités sur le plan matériel ou financier), un projet majeur financé par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, qui vise à comprendre l’action des organismes à but non lucratif (OBNL) en matière de lutte contre la maltraitance matérielle ou financière, ainsi qu’à outiller l’ensemble des acteurs, bénévoles, intervenants, coordonnateurs mais aussi aînés en situation de maltraitance.

Citations

« L’enjeu est de favoriser ce qu’on appelle la ‘ bientraitance ’ des aînés, c’est-à-dire ce qui leur apporte bien-être, respect de la dignité, épanouissement, estime de soi, inclusion et sécurité dans notre société. »

Nicole Dubuc, directrice du Centre de recherche sur le vieillissement du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

 

« Le maintien du soutien du gouvernement à la Chaire de recherche est une belle reconnaissance des expertises et du leadership développés autour de ce problème social et de santé publique. »,

Marie Beaulieu,  professeure à l’École de travail social de l’Université de Sherbrooke, chercheure au Centre de recherche sur le vieillissement (CDRV) du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, titulaire de la chaire de recherche sur la maltraitance envers les personnes aînées de l’Université de Sherbrooke

 

« La portée et le rayonnement des travaux de la chaire de recherche sur le bien-être des aînés sont considérables. Leurs retombées permettent sans contredit d’améliorer la situation des aînés dans nos sociétés.»

Thérèse Audet, doyenne de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke.

 


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