Des résidences différentes pour garder les aînés dans leur milieu

 « Le vieillissement de la population arrive à grands pas, et les municipalités n’ont pas eu le temps d’adapter leurs habitations à cette situation », explique Suzanne Garon, professeure-chercheuse à la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke et au Centre de recherche sur le vieillissement (CdRV). Lorsque l’on pense aux résidences pour aînés, on pense à des résidences en milieu urbain qui peuvent accueillir un très grand nombre de personnes, ce qui ne fait pas le bonheur de tous selon Suzanne Garon. 

Des résidences adaptées à chacun

« Le plus souvent, les aînés souhaitent rester dans leur petit village. Ils connaissent tout le monde et savent à quel endroit se trouve l’épicerie. Ils ne veulent pas être déracinés », explique Christyne Lavoie, agente de recherche dans l’équipe de la chercheuse Garon.

Le Cahier d’information et de sensibilisation sur les habitations pour aînés a deux objectifs principaux : proposer des modèles d’habitation différents de ceux que nous connaissons actuellement et outiller les villes et municipalités qui voudraient construire ce type d’habitation. « Il s’agit d’un accélérateur pour permettre aux villes de s’adapter plus rapidement au vieillissement de la population », affirme Mme Lavoie.

Ce cahier, rédigé en collaboration avec le Carrefour action municipale et famille, est le résultat d’un projet de recherche mené par la professeure-chercheuse Garon et son équipe en 2016.


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