Présentation des résultats de l’étude Choraute

La musique pour améliorer les facultés cognitives
des personnes aînées

Sherbrooke, le lundi 9 mars 2015 – Chanter en chœur peut-il influencer la mémoire, l’humeur, la cognition et la participation sociale des personnes aînées, alors que leur autonomie est en perte de vitesse? Les résultats d’une étude menée par le Centre de recherche sur le vieillissement (CdRV) du CSSS-IUGS laissent croire que la réponse pourrait être oui.

Louise Drouin, étudiante à la maîtrise au CdRV, a mesuré les effets du chant choral sur des résidents retraités d’au moins 60 ans, dans leur milieu de vie. Elle a découvert que le chant choral permet une amélioration des facultés cognitives des personnes aînées alors qu’habituellement, on note plutôt une diminution de ces facultés. Les participants ont particulièrement performé à un test de cognition reconnu internationalement (3MS). Les personnes qui ont pris part à la chorale sont aussi plus enclines à participer à d’autres activités sociales.

« Le chant choral est une activité de groupe où chacun apporte quelque chose à l’autre. Elle permet d’échanger avec le public ce qui est très valorisant pour les participants », explique Louise Drouin. « Le chant choral augmente le niveau d’activités sociales et l’interaction des aînés ».

Choraute

L’objectif principal de l’étude Choraute, dirigée par Lise Gagnon, chercheure au CdRV, était de mesurer les impacts d’un programme de chant choral sur la cognition et la participation sociale des personnes d’au moins 60 ans en perte d’autonomie. Elle a commencé à l’été 2013 et s’est déroulée pendant plus de 40 semaines à la résidence Villa de l’Estrie. Les participants étaient âgés d’en moyenne 85 ans et faisaient partie de trois groupes tests. Certains chantaient dans la chorale (1er groupe test), tandis que d’autres assistaient à des conférences (2e groupe test) ou ne pratiquaient aucune activité particulière (3e groupe test).

Choraute est une étude intergénérationnelle, car elle a été menée par une équipe de recherche composée d’étudiants en musique, en gérontologie et des stagiaires en psychologie. Elle visait aussi le transfert du savoir entre personnes aînées ou entre les générations, de même que l’accessibilité à la culture pour les personnes aînées.

Cette étude a été rendue possible, entre autres, grâce à Québec Ami des Aînés (QADA) qui a financé l’étude au montant de 100 000 $.

Photo : La Tribune


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